Mon fils, ma (douce) bataille...

jeudi, février 09, 2017



Ici et là il m'arrive d'évoquer, sans plus de détails, mes choix d'éducation, mon rôle de maman. Notre fils Adam est bien entendu "notre précieux" et l'élever dans le sens noble du terme est pour nous une quête perpétuelle du bon savoir-faire et aussi du bon savoir-être...

J'en parle peu parce que je ne voulais pas en faire trop sur le sujet, ne pas m'étendre pour ne pas donner l'impression de faire la leçon, ou bien de savoir mieux que quiconque, car il est bien présomptueux d'imaginer comment seraient perçus mes propos concernant un domaine dont tout le monde a un avis.
Puis, en discutant avec des amies, notamment deux jeunes femmes formidables que vous connaissez assurément, Danielle et Fatou, Best of D et BlackBeautyBag, j'ai révisé ma position, et compris qu'en parler - diffuser à mon échelle, en tant que femme noire - mon expérience peut avoir du bon, et aussi de le faire intelligemment, lorsque le coeur m'y poussera.

On en parle souvent, on échange nos expériences, on livre nos impressions et quel bien cela fait. C'est concret, intéressant, passionnant. Aucune commune mesure avec ce que je pourrais apprendre d'un ouvrage, ou d'une émission de télé, ...

Avant même d'envisager d'avoir un enfant, mises à part les interrogations basiques liées à cette si belle expérience, je savais vers quel type d'éducation j'allais naturellemet tendre... Depuis j'ai découvert que cela avait un nom : la bienveillance. Une évidence ! Jamais je n'aurais pu, su faire autrement que d'embrasser ce principe d'éducation. Mon fils, dès son premier cri a été pour moi une personne toute entière dont je devais respecter chaque état, chaque besoin, chaque humeur.

En pratique, notre quotidien est fait d'échanges de tous genres auxquels je consacre mon énergie à rendre aussi respectueux de notre famille et du lien qui nous uni, car mon ambition principale et de maintenir pour toujours cet amour si fort.

Le respect voilà ce qui défini pour moi principalement "la bienveillance. Un enfant n'est pas la propriété des parents, un objet dont ils peuvent disposer, un être qu'ils peuvent modeler à leur guise, ... Oui, un enfant est dépendant, a besoin de soin et de tellement d'amour, pour s'épanouir et devenir un jour un adulte qui aura les clés en main pour à son tour donner ce même amour.

Nous laissons notre fils du haut de ses bientôt 3 ans, prendre ses décisions ; aller, autant que cela est possible, à son rythme. Nous nous évertuons à le laisser s'exprimer que cela soit verbalement, que physiquement. Avec un recul de deux ans et demi, mon retour d'expérience pourrait être jugé comme non représentatif, pourtant tout commence immédiatement, au premier jour et pour toujours.


Point de pleurs que je laisse s'éteindre seuls pour "qu'il comprenne", point de paroles blessantes, de ton culpabilisant, d'attitude équivoque, points de cris et bien entendu point de violence !.
Alors non, tout n'est pas toujours rose, il-y-a des moments de tension ,surtout en ce moment car clairement le petit chat est en plein "terrible two", mais rien d'insurmontable, une fois que l'on a épousé les preceptes de la bienveillance, trouver les bons mots et mettre en pratique la bonne attitude, sont des actes naturels.

Notre propre éducation nous pousse à adopter un comportement dicté par l'expérience bonne mais en fait souvent mauvaise, alors qu'il est important de se poser et de refléchir pour prendre les bonnes décisions.
La dureté comme principe d'éducation est selon moi dépassé, craindre ses parents plutôt que de les respecter est une triste réalité pour beaucoup d'enfants et quel gachis.

A titre personnel, j'ai attendu l'âge adulte pour ne plus craindre mes parents et avoir avec eux des rapports agréables, des discussions sans tabous, des moments de joie ... que de temps perdu tout de même...

Autour de moi, je ne connais pas une seule personne afro-caraibeenne qui n'est pas connue une éducation dîte "à la dure". Et, au regard de ce que je vois parfois, de ce que j'entends souvent, même si ces personnes n'ont pas vécues une enfance joyeuse, elles éduquent ou bien s'apprêtent pourtant à éduquer leur propre enfant de la même manière. Mais ne devraient-elles pas prendre le temps de clarifier leurs souvenirs, de faire le point sur leur expérience, d'affronter en face leur peur et se mettre au clair avec leur croyance ? Ce n'est pas un exercice facile, mais il est pourtant essentiel. Rejeter ses acquis hérités de ses parents peut paraître comme une forme de trahison, mais il n'en est rien. J'ai vécu cela comme une seconde chance, une évolution positive de mon mode de vie, de ma mentalité. Je ne suis pas "dure" avec mon fils, et l'équilibre familial s'en porte parfaitement bien, il n'est pas un enfant roi, nous ne cédons pas à tous ses caprices, il ne fait pas la loi à la maison, ... car notre vision des choses n'a aucun rapport avec cela, nous sommes simplement des "parents conscients" des étapes du processus de développement de notre enfant. Ne confondons pas éducation bienveillante avec laxisme et laisser-faire, sans repères comment ne pas se sentir abandonné et adopter des comportements néfastes ? Eduquer, c'est une tâche difficile, un CDI sans clause de rupture du contrat. Et brimer son enfance sous couvert d'une éducation "rude" considérée par la majorité comme acceptable depuis toujours, est pour nous inimaginable. Tout comme le laisser livrer à lui même sous couvert d'une éducation "cool".

L'autorité parentale, n'est pas l'autorité tout court, c'est un ensemble de devoir envers son enfant dont il faut prendre conscience immédiatement, pour l'accompagner sereinement dans son parcours de vie.

Voilà, ceci est mon tout premier post, mon tout premier partage sur la manière dont je vois mon rôle de maman, il y en aura d'autres sans doute tant cet état de maman me passionne ...

To be continued...
Vive le partage









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